hum hum.

HumOeurs

POSTE PAR Milady Renoir LE 19-02-2010
Emmet Gowin rennie booher, 1972

"C'est ainsi que je pénétrai dans la grotte du secret langage ; et ayant été saisi par la pierre et aspiré par le métal, je dus refaire les mille chemins de la captivité à la délivrance.
Et me trouvant aux confins de la lumière, debout sur toutes les îles de la nuit, je répétais de naufrage en naufrage ce mot, le plus terrible de tous : ici."

Psaume de la maturation - Oscar Vladislas de Lubicz Milos

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Sa nuit chez Maud

POSTE PAR Milady Renoir LE 13-01-2010
ARTs   Ego Trip-e   humOeurs  
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the rifle

POSTE PAR Milady Renoir LE 11-01-2010
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"Évidence d’aujourd’hui, imagination d’hier."

POSTE PAR Milady Renoir LE 04-01-2010

Script de L'Ile aux fleurs, Jorge Furtado, Brésil, 1989. 
 

Ce film n'est pas une fiction.  Il existe un lieu appelé Ile aux fleurs.

Dieu n'existe pas.

Nous sommes à Belém Novo, banlieue de Porto Alegre, état du Rio Grande do Sul, à l'extrême sud du Brésil. Plus précisément à trente degrés douze minutes et trente secondes de latitude sud, et cinquante et un degrés, onze minutes et vingt-trois secondes de longitude ouest. Actuellement, nous marchons dans une plantation de tomates, et nous pouvons voir, debout devant nous, un être humain. En l'occurrence un Japonais.

 

Les Japonais se distinguent des autres êtres humains par la forme de leurs yeux, leurs cheveux noirs et leur nom caractéristique. Le Japonais en question s'appelle Suzuki.

 

Les êtres humains sont des animaux mammifères, bipèdes, qui se distinguent des autres mammifères comme les baleines, ou bipèdes comme la poule, principalement par deux caractéristiques : le télencéphale hautement développé et le pouce préhenseur. Le télencéphale hautement développé permet aux êtres humains d'emmagasiner des informations, de les mettre en relation, de les ordonner et de les comprendre. Le pouce préhenseur permet aux êtres humains un mouvement de pince des doigts. Celui-ci, à son tour, permet une manipulation de précision. Le télencéphale hautement développé, allié à la capacité de faire un mouvement de pince avec les doigts, donna à l'être humain la possibilité de réaliser d'innombrables améliorations sur sa planète. Entre autres, de cultiver des tomates.

 

La tomate, contrairement à la baleine, à la poule et au Japonais, est un végétal. Plante de la famille des solanacées, la tomate commença à être cultivée pour ses qualités alimentaires à partir de 1800. La planète Terre produit environ soixante et un millions de tonnes de tomates par an. Monsieur Suzuki, bien que travaillant environ douze heures par jour, est responsable d'une partie infime de cette production. L'utilité principale de la tomate est l'alimentation des êtres humains. Monsieur Suzuki est un Japonais, et donc, un être humain. Cependant, Monsieur Suzuki ne plante pas des tomates dans l'intention de les manger. Presque toutes les tomates produites par Monsieur Suzuki sont livrées à un supermarché en échange d'argent.

 

L'argent a probablement été créé à l'initiative de Gygès, roi de Lydie, grand royaume d'Asie mineure, au VIIème siècle avant Jésus-Christ.

 

Jésus-Christ était un Juif. Les Juifs ont le télencéphale hautement développé et le pouce préhenseur. Ce sont donc des êtres humains.

 

Jusqu'à la création de l'argent, l'économie se basait sur l'échange direct. La difficulté d'évaluer la quantité de tomates équivalant à une poule, et les problèmes de l'échange direct de poules contre des baleines ont été les motivations principales de la création de l'argent. Depuis le IIIème siècle avant Jésus-Christ, n'importe quelle action ou objet produit par les êtres humains, fruit de la conjugaison des efforts du télencéphale hautement développé et du pouce préhenseur, de même que toutes les choses vivantes ou non vivantes sur la Terre : tomates, poules et baleines, peuvent être échangées contre de l'argent.

 

Pour faciliter l'échange de tomates contre de l'argent, les êtres humains ont créé les supermarchés.

 

Madame Anete est un bipède mammifère catholique apostolique romain. Elle a le télencéphale hautement développé et le pouce préhenseur. Par conséquent, c'est un être humain. Elle est venue à ce supermarché pour, entre autres choses, échanger son argent contre des tomates. Madame Anete a obtenu son argent en échange du travail qu'elle effectue. Elle utilise son télencéphale hautement développé et son pouce préhenseur pour échanger des parfums contre de l'argent.

 

Les parfums sont des liquides normalement extraits des fleurs, et qui donnent aux êtres humains une odeur plus agréable qu'au naturel.

 

Madame Anete n'extrait pas le parfum des fleurs. Elle échange avec une entreprise une quantité déterminée d'argent contre des parfums. Après quoi, Madame Anete fait du porte à porte pour échanger ces parfums contre une quantité un peu supérieure d'argent. La différence entre ces deux quantités s'appelle : le profit.

 

Longtemps interdit aux catholiques, le profit aujourd'hui est libre pour tous les êtres humains. Le profit de Madame Anete est inférieur à celui d'une entreprise. Mais il est suffisant pour être échangé contre un kilo de tomates et deux kilos de viande. En l'occurrence, de porc.

 

Le porc est un mammifère, comme les êtres humains et les baleines, cependant quadrupède. Il sert d'aliment aux Japonais, aux catholiques et autres êtres humains, à l'exception des Juifs.

 

Les aliments que Madame Anete a échangés contre de l'argent, lui-même échangé contre des parfums extraits des fleurs, seront totalement consommés par sa famille en l'espace d'un jour.

 

Un jour, c'est l'espace de temps que met la planète Terre pour effectuer un tour complet sur son axe. La moitié d'un jour, c'est midi.

 

La famille est la communauté formée par un homme et une femme unis par le lien matrimonial, et par les enfants nés de ce mariage.

 

Quelques tomates que Monsieur Suzuki a échangées contre de l'argent et qui à leur tour ont été échangées contre l'argent que Madame Anete a obtenu grâce au profit dû à l'échange des parfums extraits des fleurs, ont été transformées en sauce pour la viande de porc. Une de ces tomates, que Madame Anete n'a pas jugée bonne pour la sauce, a été mise aux ordures.

 

Les ordures, c'est tout ce qui est produit par les êtres humains dans une conjugaison d'efforts du télencéphale hautement développé et du pouce préhenseur et qui, selon le jugement d'un être humain déterminé, n'est pas bon pour la sauce. Une ville comme Porto Alegre, habitée par plus d'un million d'êtres humains, produit environ cinq cents tonnes d'ordures par jour. Les ordures attirent tous les types de germes et bactéries qui, à leur tour, sont la cause de maladies. Les maladies nuisent sérieusement au bon fonctionnement des êtres humains. Même quand elles ne provoquent pas de maladies, l'aspect et l'odeur des ordures sont extrêmement désagréables. C'est pour cela qu'on emmène les ordures dans des endroits déterminés, très loin, où elles peuvent librement salir, sentir mauvais et attirer des maladies.

 

A Porto Alegre, un de ces endroits choisis pour que les ordures sentent mauvais et attirent des maladies s'appelle l'Ile aux fleurs.

 

Une île est une portion de terre entourée d'eau de tous côtés.

 

L'eau est une substance inodore, insipide et incolore, formée par deux atomes d'hydrogène et un atome d'oxygène.

 

Les fleurs sont les organes reproducteurs des plantes, généralement odorantes et de couleur vive. Des fleurs odorantes, on extrait les parfums, comme ceux que Madame Anete échangea contre de l'argent qu'elle échangea pour des tomates.

 

Il y a peu de fleurs sur l'Ile aux fleurs. Il y a par contre beaucoup d'ordures, et parmi elles, la tomate que Madame Anete jugea n'étant pas bonne pour la sauce de la viande de porc. Il y a aussi beaucoup de porcs, sur l'île. La tomate que Madame Anete jugea inadéquate au porc qui allait servir d'aliment pour sa famille peut devenir un excellent aliment pour le porc et sa famille, selon le jugement du porc. Il faut rappeler que Madame Anete a le télencéphale hautement développé, alors que le porc n'a pas même de pouce, et encore moins préhenseur.

 

Le porc a cependant un propriétaire. Le propriétaire du porc est un être humain avec le télencéphale hautement développé, le pouce préhenseur, et de l'argent. Le propriétaire du porc a échangé une petite quantité de son argent contre un terrain sur l'Ile aux fleurs. Il est ainsi devenu propriétaire du terrain.

 

Un terrain est une portion de terre qui a un propriétaire et une clôture. Ce terrain, où les ordures sont déposées, a été clos pour que les porcs ne puissent en sortir, et pour que les autres êtres humains ne puissent y entrer.

 

Les employés du propriétaire du porc séparent des ordures les matières d'origine organique qu'ils jugent adéquates à l'alimentation du porc.

 

D'origine organique est tout ce qui un jour a été vivant, sous la forme animale ou végétale. Les tomates, les poules, les porcs, les fleurs et le papier sont d'origine organique. Ce papier, par exemple, a été utilisé pour l'élaboration d'un contrôle d'histoire à l'école Notre Dame des douleurs, et soumis à l'élève Anne-Louise Nounes, un être humain.

 

Un contrôle d'histoire teste les capacités du télencéphale d'un être humain de se souvenir des données qui se réfèrent à l'étude de l'histoire. Par exemple, qui fut Gengis Khan ? Quels étaient les deux fleuves de la Mésopotamie ?

 

Se souvenir, c'est vivre.

 

Quelques matières d'origine organique, comme les tomates et les contrôles d'histoire, sont donnés aux porcs comme aliment. Ce qui a été considéré inadéquat à l'alimentation des porcs sera utilisé pour l'alimentation de femmes et d'enfants.

 

Les femmes et les enfants sont des êtres humains avec le télencéphale hautement développé, le pouce préhenseur, et sans argent.

 

Ceux-ci n'ont pas de propriétaire. Et pire encore, ils sont nombreux.

 

Parce qu'ils sont nombreux, ils sont organisés en groupes de dix par les employés du propriétaire du porc, et ont la permission de passer à l'intérieur de l'enclos. A l'intérieur de l'enclos, ils peuvent prendre tous les aliments que les employés du propriétaire du porc ont jugés inadéquats pour le porc. Les employés du propriétaire du porc ont stipulé que chaque groupe de dix êtres humains a cinq minutes pour rester à l'intérieur de l'enclos afin de ramasser les matières d'origine organique.

 

Cinq minutes, c'est trois cents secondes.

 

Depuis 1958, la seconde est définie comme étant équivalente à neuf milliards cent quatre-vingt-douze millions six cent trente et un mille sept cent soixante-dix cycles de radiation d'un atome de césium.

 

Le césium est une matière non organique trouvée dans les ordures de la ville de Goiania.

 

La tomate, plantée par Monsieur Suzuki, échangée contre de l'argent avec le supermarché, échangée contre l'argent que Madame Anete a échangé contre des parfums extraits des fleurs, refusée pour la sauce du porc, jetée aux ordures et refusée par les porcs comme aliment, est maintenant disponible pour les êtres humains de l'Ile aux fleurs.

 

Ce qui place les êtres humains après les porcs dans la priorité de choix des aliments, c'est le fait de n'avoir ni argent, ni propriétaire.

 

Les êtres humains se distinguent des autres animaux par le télencéphale hautement développé, par le pouce préhenseur, et par le fait d'être libres.

 

Libre est l'état de celui qui jouit de liberté.

 

Liberté est un mot que le rêve humain alimente. Il n'existe personne qui l'explique, et personne qui ne le comprenne.

http://www.dailymotion.com/video/x13fp_ile-aux-fleurs_creation

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Muse, hic.

POSTE PAR Milady Renoir LE 01-01-2010

Je m’adresse ici à cette femme uniquement parce qu’elle est absente (à qui écrirait-on sinon à une personne absente ?). De par son éloignement, elle se confond avec ma nostalgie, s’insinue entre moi et la plupart de mes pensées. Il n’est pas question, certes, qu’elle soit objet aimé, seulement substance de mélancolie, image – fortuite peut-être mais cependant appropriée – de tout ce qui me manque, c’est-à-dire de tout ce que je désire et qui me tient de ce besoin urgent de m’exprimer, de formuler en phrases plus ou moins convaincantes le toujours trop peu que je ressens et de le fixer sur un papier, pénétré que je suis de l’idée qu’une muse est nécessairement une morte, une inaccessible ou une absente, que l’édifice poétique – semblable à un canon qui n’est qu’un trou avec du bronze autour – ne saurait reposer que sur ce qu’on n’a pas, et qu’il ne peut, tout compte fait, s’agir d’écrire que pour combler un vide ou tout au moins situer, par rapport à la partie la plus lucide de nous-même, le lieu ou bée cet incommensurable abîme.

Michel Leiris, L’âge d’homme

pornographie-edouard-leve-2002

bienvenue?

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évidemment

POSTE PAR Milady Renoir LE 21-12-2009

Deepboy HAPPY DEAD SANTA 2

Personne ne peut lui échapper...

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Violette Leduc (merci C.), l'héroïne

POSTE PAR Milady Renoir LE 09-12-2009

vagina dentata


"Je ferme les volets, je dis bonjour, je dis adieu à la lune fragile.
Les contrevents de l'hôtel meublé : ma fierté. J'éteins l'électricité,
je me lave les mains à côté du bruit grelottant des salsifis.
Ah ! floconnement des familles.
Non, ce soir pas de plaisir solitaire en attendant le dîner.
C'est un coup de grâce quand ça commence à trente ans, quand vous avez été plaquée.
Plaisir solitaire, lumière dans un miroir à Cayenne.
Tu coules jusqu'aux genoux, tu serais donc une source, solitude.
Ce soir je me désole, ce soir je me désolerai parce que je ne comprends pas la philosophie. Désolation de quatorze années.
Lire Kant, Descartes, Hegel, Spinoza comme ils lisent les romans policiers. Plus j'insiste, plus je m'efforce, plus je pèse le paragraphe,
le mot, la ponctuation, la phrase, plus je me détache de la phrase,
de la ponctuation, du mot. Plus je me donne au texte, plus le texte est avare.
De la braise envoyant du froid, voilà ce qu'une sotte obtient.
Vingt fois, le titre de la troisième partie de l'Ethique de Spinoza m'a enivrée : "De l'origine et de la nature des affections".
J'ouvre le livre à la page 243, je lis au-dessous de "Définitions", qui me grise aussi :
"J'appelle cause adéquate celle dont on peut percevoir l'effet clairement et distinctement par elle-même; j'appelle cause inadéquate ou partielle celle dont on ne peut connaître l'effet
par elle seule." Je m'emballais avant de commencer et voici que, lancée à bride abattue, je tombe sur "cause adéquate".
J'ouvre Larousse et Larousse me sert. "Cause adéquate".
Cloques d'ignorance, j'ai au front pour l'adjectif rébarbatif.
Mon petit front, il me désolait; mon petit front, je le triturais
parce qu'il est chétif, dégénéré. "Cause adéquate. Cause inadéquate." L'affection commence mal. Je suis un vieux chêne, il est vieux,
je suis vieille. Adéquate, inadéquate.
Mes cheveux s'allongent, si c'étaient des glaçons...
je mourrais de froid avec mon désir inutile de devenir intelligente. (...)"

 

La Bâtarde

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je connais un abribus qui a des odeurs de cage d'ours

POSTE PAR Milady Renoir LE 09-12-2009

(surprise, la porte a un TOC, elle s'ouvre sans être cognée).

April - July 05 696

http://www.youtube.com/watch?v=3Eb5SbC2VTo

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en boucle dans mes chromosomes

POSTE PAR Milady Renoir LE 08-12-2009
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Citation ci-dessous

POSTE PAR Milady Renoir LE 13-09-2009

de Louis Aragon :" Le Crève-cœur "

Quand il faudra fermer le livre
Ce sera sans regretter rien
J'ai vu tant de gens si mal vivre
Et tant de gens mourir si bien.

dasniya dommer






ET/OUIgor%20Tishin1%209 

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croire au Néant et revenir, vivre.

POSTE PAR Milady Renoir LE 11-09-2009

up, down, étrange, charmé, bottom, sigma, oméga, apparent, caché, inélastique, fission, faible, forte, énergie, division, ...

Compte sur mes doigts, et viens, j'ai la bouche ouverte avec une langue dedans.


BubbleChamber-fnal

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"un homme qui dort"

POSTE PAR Milady Renoir LE 03-09-2009
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mue(s)

POSTE PAR Milady Renoir LE 23-08-2009

la soi des mots, le socle des photos...

 

(rien d'autre(s).

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Nous n'avons fait que fuir... (Nwar Dèzir)

POSTE PAR Milady Renoir LE 29-07-2009

Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés,
J’ai connu des rideaux de pluie à draper des cités souveraines et ultimes,
Des cerceaux déchirés couronnant les chapelles de la désespérance,
Et tourne l’onde,
Et tourne l’onde,
Et tourne l’onde,
Et tourne, et reviens-moi au centuple,
Reste,
Accroche,
Rêche,
Me caresse,
Me saoule,
Et me saborde,
Dérape,
S’enroule,
Pourri malheur,
Pourrie chaleur,
Et devient familier le chant des automates,
On est plombé mon frère des oripeaux de plomb je te dis,
De la tonne superflue,
Carcan,
Jour et nuit,
Carcan,
Fossoyeur,
Carcan,
Tout sourire,
Aux dents vertes,
Et nous consommerons,
Cramés par des soleils de pilule d’apparat,
Cernés par le fatras trop habile,
Et tu pourras ployer,
Personne ne verra rien,
Puis, des anciens charmes qui te remontent enfin du dernier des « je t’aime »,
J’aperçois des caboches saturées de limaille,
Qui replongent leurs yeux encore à l’horizon,
Et les possibles errances à la poitrine fière et toujours en douceur,
On a l’art des ruisseaux,
On a l’art de la plaine,
On a l’art des sommets,
On a l’art des centaines de milliers de combattants de la petite vie qui se cognent aux parois, On a l’art de faire exploser les parois,
On a l’art des constellations,
On a l’art des chairs brutes,
Mais on a l’art de la guerre,
Et on a l’art du fracas,
Et on a l’art de la pente de douceur,
Et on a l’art du silence,
Dis-moi, est-ce que je peux ?
Dis-moi, est-ce que je peux ?
Entourer de ma peau ton joyau de platine,
Je l’ai vu qui palpite sur le bord du chemin,
Je l’ai vu qui palpite sur le bord du chemin,
C’est vrai… c’est pourtant vrai… c’est vrai… c’est pourtant vrai… c’est vrai… c’est pourtant vrai…
Le caveau est immense,
Même la pierre a bondi,
Elle veut se mesurer aux planètes, à la voûte,
Elle peut donner des cours d’une autre architecture building,
Tu l’as vu mon éclat,
Il est du au hasard,
Enfin on dit comme çà,
Ma forme était connue depuis la nuit des temps,
Je parle de maintenant, ici et maintenant,
Allez, allez, salut cousin,
Bonjour à tes nuages,
Un cortège se met en route,
Une kyrielle d’assassins,
Tous insectes de proie,
Ils marchent, ils avancent,
Ils signent du bout des lèvres leur projet pour le siècle,
Oublient les yeux crevés.
ALERTE, ALERTE !
Tous aux abris,
Aux quatre ventres chauds qui te protégeront,
Retourne chez ta mère,
Ta mère,
Ta mère,
Ta mère était blonde,
Blonde comme les blés,
Elle laissait s’écouler des trésors de chaleur de la chair de sa voix,
A moins qu’elle n’ai été demi-princesse indienne,
Te faisant boire la nuit,
Des breuvages cuivrés comme une peau d’iguane,
Et approche tes lèvres… approche… approche tes lèvres… approche… approche tes lèvres…
Approche,
Plonge,
Redis-moi d’où tu viens,
S’écoule au fond du puit le remède ancestral,
Où l’on n’existe pas,
Ou l’on peut tout saisir dans le feu d’un éclair,
Dans les demi clins d’œil,
Et claque ton étendard au vent et chuuuut…
On le garde au secret,
Avale ta langue… maintenant !
On te saisira tout, huissiers, corbeaux, vautours, charognards, tortabess ( ? ), identité, police,
Le milliard de pétales de roses blanches disposé,
Délicat,
Sous nos petits pas, monstres,
Et me nage,
Puis m’énerve…

foule small

Me suis couché,
M’étends,
L’onde parcours mon flanc,
La marche du serpent peut reprendre ses droits,
ALERTE ! ALERTE ROUGE ! ALERTE !
Pourquoi rouge d’ailleurs ?
A-t-on jamais vu des alertes bleu ciel ?
Et le crétin céleste enveloppé dans le cosmos a flotté dans l’éther,
Pénard,
Troué l’azur,
ET MERDE !
Avions fusées en chasse,
Cà pouvait pas durer,
Zèbres acier sans savanes,
Aux sanglantes parures,
Striant la toile et cravache,
Silence,
En bas le sol crevé…en bas le sol crevé… en bas le sol crevé…
En bas le sol crevé,
Offrant sa panse intime à la morsure du ciel,
ALERTE ! ALERTE !
Paraît qu’on est des anges au paradis des octaves,
Qu’on peut gravir facile,
C’est question d’entraînement,
C’est pas pour les potiches,
Sale petite peste,
Pudding,
Cœur bouilli,
Sauce anglaise à la menthe,
Il faudra qu’on t’enseigne l’esquive frontale,
Une muleta blême,
Qui se rêve immobile.
Qu’est-ce qu’y a ?
Qu’est-ce qu’y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ? Qu’est-ce qu’y a, tu dis rien ?
Qu’est-ce qu’y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ?
Qu’est-ce qu’y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ? Bah ouais…
Bah, qu’est-ce qu’y a, tu dis rien ?
Tu as perdu ta langue ?
Alors, ces anges-là,
Alors, ces angelots de la muerte câline,
Se désolidarisent,
Sont engins du désastre,
Harnachés corps et âmes,
Sur leurs armures brillantes,
On peut voir le reflet de nos pauvres carcasses au regard qui s’affaisse,
Oc tac ! Pitié, je n’ai pas…tu sais…pourquoi…souviens-tu…moi aussi j’aurai…on n’y peut…mais bien sûr…j’y vais…d’accord…donc…rassemble-moi…puzzle,
Débris d’éclaboussure,
SOLE MIO !
Raclure,
On a droit au repos à la fin oui ou non ?
Tu perds ta langue, enfant ?
Tu as perdu ta langue ?
Je connais des collines qui s’imaginent reines,
Reines sur l’opéra des orages féminins,
Et tu peux doucement poser ta tête nue,
Sur leurs courbes de pins,
De joie et de misère,
Je connais des collines qui s’imaginent reines,
Reines sur l’opéra des orages féminins,
Et tu peux doucement poser ta tête nue,
Sur leurs courbes de pins,
De joie et de misère,
Ces morsures de poussière,
Mais poussière accueillante,
Des tissus élastiques,
De la chair de printemps,
Un carrousel vibrant sur un axe impétueux,
C’est tout dit !
Le sang mélangé,
C’est tout dit !
Au son des astres morts,
C’est tout dit !
Le sang mélangé,
C’est tout dit !
Prenez-nous pour des cons,
Prenez-nous pour des chiens,
Continuez,
Ne vous gênez pas,
Vos crachats ça nous fait une coquille de cristal,
Il suffit d’empoigner la crinière de l’étoile,
Moi aussi, j’adorais les courses de bagnoles américaines à la télévision,
Et puis les cris stridents des pneus chauffés à blanc,
Tôle froissée sur l’asphalte,
Et tout ce cimetière de la calandre acier,
Cà ne vaut pas c’est sûr,
Des armées de révolutionnaires s’optimisant toc,
C’est bien, et puis c’est pas cher,
Nous clamons,
Morfale,
Notre dose abrutie,
Maintenant je suis lofteur ou lofteux ou loqueteux,
C’est selon,
C’est pas grave,
Cà passera,
C’est qu’on a le fondement à la taille XXL,
Tentons d’organiser les litanies infimes,
C’est pour me dire à moi que je suis son absent,
Que j’appartiens déjà à l’autre rive intime,
Que pour ça je respire plus profondément…
Que pour ça je respire plus profondément…
Que pour ça je respire plus profondément…
Que pour ça je respire plus… plus profondément,
Tentons d’organiser les litanies infimes,
C’est pour me dire à moi que je suis son absent,
Que j’appartiens déjà à l’autre rive intime,
Que pour ça je respire plus profondément…
Que pour ça je respire plus profondément…
C’est que le monde passe vite,
Deux, trois dimanche en pleine lumière,
Et des enfants qui courent,
Les vieux claquent leurs dents sur des vitraux sans Dieux,
Et l’apéritif n’en finit pas de raconter sa vie,
Et la vie est passée,
Et la vie est derrière,
La vie était partout,
Et la vie est nulle part,
lab
Il y a que tout ou presque se passe au bord de l’ombre,
A demi mot perdu,
Au carrefour des mystères,
Effluent souterrain,
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Entre les lampadaires,
Des années lumière du salut éternel,
Salut, comment vas-tu ?
Moi ça va, toi ça va ? moi ça va,
C’est bien, c’est très bien, c’est très très bien, oui c’est bien,
On a presque compris,
Les murs sont familiers.
Tu perds ta langue enfin ?
Tu as perdu ta langue ?
Tu perds ta langue ?
Tu as perdu ta langue ?
Pauvre sac d’os et d’excrément,
Tu te pavanes de l’aube au crépuscule,
Et ce n’est pas danser,
Et ce n’est pas esquisser d’un pas,
Et ce n’est pas fouetter l’air d’un geste détaché,
Et ce n’est pas l’élégance,
Loin s’en faut,
Des lignes si fuyantes qu’on les croyait sans fin,
Quasi inexistantes,
C’est marteler encore, et toujours la terre,
L’enfoncer sous ses pas,
Se la coller la glaise,
Sous mes semelles de plomb,
On me fait signe dans un autre hémisphère,
Syndrome chinois,
Fulgurance,
Transperce le noyau de feu et de magma,
On m’appelle sous d’autres latitudes,
Où les fleurs de cactus,
Et de grands magnolias,
Où des palétuviers disputent aux bétonneuses les royaumes ordinaires,
Qu’est ce qu’y a tu dis rien ?
Tu as perdu ta langue ?
Qu’est ce qu’y a tu dis rien ?
Tu as perdu ta langue ?
Et c’est au ralenti,
Que le défilé coule,
Et se répand aux quatre coins de l’écran,
C’est entre parenthèse, dans un temps qui n’existe pas,
Les horloges se sont mises en grève,
En ordre de bataille,
De combat,
Immobiles,
Présentez petite aiguille !
Grande aiguille !
Repos !
Et comment tu leur parles toi aux montres à quartz ?
Il faudra l’inventer le médiateur final,
Foutez-moi tout çà au gnouf,
Et puis à la décharge,
Et puis concassez-moi ces breloques,
Et c’est comme chez Lipp,
Tout çà ma bonne dame,
Au rouleau compresseur,
Oui t’as bien raison de venir du fond du grand bocal,
Des régions qu’ils appellent bassins industriels,
Les mêmes que sur le chemin des guerres,
A l’aller,
Au retour,
Y’en aura pour tout le monde,
Et puis t’auras du boulot,
Jusqu’à ce qu’il n’y en ai plus,
Faut pas rêver oh, faut pas rêver…
Tiens-toi bien à ta barre :
L’horizon c’est des conneries inventées par les utopistes,
Si tu veux la porte,
Elle est là !!!
Des millions de gueules grandes ouvertes,
Qui ont plus faim que toi,
Mais qui sont pas plus fortes que toi,
Car si tu collabores,
Car si tu persévères,
Nous te protègerons de notre bras armé,
C’est que nous on aurait voulu qu’on nous parle gentiment,
Pas qu’on nous mente,
Non… mais qu’on nous parle gentiment,
C’est pour changer des marteaux,
Pour changer des enclumes,
Puis bien sûr, çà recommence,
On s’est fait marteler,
On s’est fait encrimer,
Faudrait qu’on prenne la tangente,
Ouais faudrait qu’on prenne la tangente alors,
La diagonale et zou !
64 cases, et 8 fois 8,
L’infini renouvelé toujours,
Survolé,
Grand format,
On se prend à y croire,
A ces combinaisons des infinis possibles,
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles.
Maintenant qu’on envisage la voûte céleste,
Et le goût des cerises à défaut de leur temps,
Encore qu’il ne faut pas,
Qu’il ne faudra jamais se départir de ça,
De ce miel,
De ce vent de la fin de l’été,
Et des grands peupliers si doucement courbés,
Les hautes herbes toutes inclinées sous l’évidence tiède,
Mais pas soumises,
Mais pas soumises hein ?
Non !
Verticales dans l’âme,
Seulement reconnaissantes pour le présent offert,
Pour la caresse fauve,
Et les jeunes filles alors,
Sont les sœurs des rubans,
On les dirait flottantes,
Sur une mer de silence,
Et la ville endormie rêve de barricades,
Allez on n’oublie rien !
Allez on n’oublie rien !
Tu perds ta langue enfin ?
Est-ce que tu as perdu ta langue ?
Tu perds ta langue enfin ?
Est-ce que tu as perdu ta langue ?
Tu perds ta langue enfin ?
As-tu perdu ta langue ?
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles.
Mais dans le cercle alors,
On pourrait s’immoler sur des cimes vertiges,
Pas pour tourner en rond,
Comme on le crois parfois,
Non…
Pour créer des spirales,
Des colonnes aspirantes,
Et je tiens mon pégase ?
Je ne le lâche pas,
Je l’ai monté à cru,
Il est aussi sauvage que je suis devenu,
Après avoir appris l’alphabet pourrissant,
Des grands calculateurs,
A hauteur d’escabeau,
A ras des certitudes attablées,
A quoi bon ?!
Chérie, je suis devenu rationnel,
Le jour d’après,
Cynique,
Et je ne sens plus rien,
A présent, tout me glisse dessus,
Me coule à l’extérieur,
Je sais me débrouiller avec le brou ha-ha,
Et avec le bruit des masses,
Je suis intoxiqué volontaire,
Sur adapté chronique,
Prenez-moi comme exemple,
Comme jeune premier,
Comme mannequin vedette,
Je sais me mettre en scène,
Je sais me défiler,
L’ai-je bien descendu ?
Les ai-je bien descendues les marches du palais d’empereur communiquant,
Des charmants chimpanzés,
Aux mimiques de bronze et aux sourires d’ivoire,
Je suis donc un apôtre de la modernité
Je suis donc un apôtre de la modernité lalala…
Je suis donc un apôtre de la modernité… là voilà,
La table est dressée,
Nous sommes tous autour,
Le chef n’est pas là,
Il a été retenu,
Mais… j’ai la croix,
La couronne ( elle est belle),
La multiplication ( efficace),
La climatisation ( hum nécessaire) hum…
Gigolo !
Une minute !
Je sens les eaux qui montent,
Et les troupes en chemin,
A travers champs et villages,.
Il font chialer les bustes,
Et les portrais d’ancêtres,
Socle,
Statues déplacées,
Soc,
Charrue blesse la terre,
Eclate les écorces au coin des cheminées,
Du coup,
C’est après mûre et soutenue réflexion,
Que nous avons voulu prendre de la distance avec la peine perdue,
Celle de chaque jour,
Qui se suffisait bien,
Que nous avons fini de labourer nos chairs,
D’attendre en bons amis et patientes maîtresses,
Qu’on nous visite enfin,
Qu’on nous foudroie d’amour,
Il fallait une flèche autrement décochée,
Une qui se planterait,
Comme on plante une griffe dans les poitrails indiens,
Reliée au grand poteau,
Et ça tourne sans fin,
C’est la danse du soleil,
Eh t’as perdu ta langue ?
Tu as perdu ta langue, enfin ?
Dieu est mort !
Nietzsche est mort !
Désenchanté le monde,
Prends ma main Camarade,
J’aurai besoin de toi,
Les tueurs de merveilleux courent toujours,
Arrêtez-les !
Arrêtez-les !
On voudrait discuter,
Mais manque un relais,
Un maillon de la chaîne,
Ou une catapulte.
Invention ! Invention !
On invente un trésor et pas un dépotoir,
Encore que dans l’ordure poussent des fleurs sacrées,
Ouais, j’y tiens, ouais !
L’or,
Et tout çà, ces parures,
Cette attitude vaine,
Ces poses et compagnie,
On le sait , on le sait,
On le sait qu’il suffit d’un rayon de soleil,
On le sait qu’il suffit qu’un rien de soleil se pose au bon endroit,
Sur ce balcon foutoir,
Pour que le chant,
Pour que le chant s’élève.
Et tu n’y pourras rien,
Et je n’y pourrai rien.
Si tu l’as oublié tu as tout oublié !
Et tu peux te baigner dans les baignoires d’or,
Et tu peux te rouler dans la luxure encore,
Et tu peux te pétrir le membre,
Imperator de l’intellect,
Car je sais que çà tu sais,
Car je sais que tu sais,
Que tu sais, que tu sais, que tu sais, que tu sais, que tu sais,
Que sais….
Mais tu sera toujours pauvre,
Dépenaillé,
Minable et creux,
Caracoleur,
Caricature,
Epouvantail qui ne fait peur qu’aux moineaux,
Je t’aime bien,
C’est pas çà,
Je t’aime bien,
C’est pas çà,
Je fais plus que t’aimer,
Allez ! Allez !
Je suis fait du même bois de sang,
De la même écriture,
Nous sommes entre nous,
Tu as perdu ta langue ? Allez ! Tu as perdu ta langue ? Allez !
Tu as perdu ta langue ? Allez ! Tu as perdu ta langue ?
Tu as perdu ta langue ? Allez ! Tu as perdu ta langue ?
Tu as perdu ta langue ? Tu as perdu ta langue ?
Allez ! Allez !
Tu as perdu ta langue ? Allez !
Tu as perdu ta langue ? Allez !
Tu as perdu ta langue ? Allez !
Tu as perdu ta langue ? Allez ?
Tu as perdu ta langue ?
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir, mais sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés…
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés…
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés…
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés…
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés…
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés…
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés…
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés…
Nous n’avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n’avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés…


(Texte de Bertrand CANTAT) Juillet 2002
illustration: Foule by Doun

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HumOeurs

POSTE PAR Milady Renoir LE 28-07-2009

Une baleine sur un mur
De vagues et d'eau saumure
Tête le lard de sa voisine
Pour se faire un rouge à babaines
C'est de la graisse fraîche de baleine
Colorée d'un rouge sang bien chaud
Naturel.

C'est une Modern Baleine
Qui cherche aussi à évoluer
Et qui se donne la peine

Hier elle est allée
Se faire limer les fanons en pointe
Chez le dentiste de la mer,
D'ailleurs un cousin lointain
Du Commandant Cousteau
Très bien installé sur son îlot.

Regardez la ainsi parée
Faire la grande traversée.

L'élégante propulse un jet
De vapeur scintillante.

De toute son immensité
La voilà prête à plonger
Les lèvres bien ourlées

Oh, la voilà, elle s'apprête
Aux profondeurs encore secrètes
Que les Dieux lui ont données.

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toutes les mêmes, même ma mère par respect...

POSTE PAR Milady Renoir LE 25-07-2009

Gustave Moreau Jason & Médée
Marina, Ophélie, Lilith, Kali, Pandore, Pandora, Médée, Circé, Calypso, Samantha, Doucette, Isis, Marie-Madeleine, Chantal Nobel, Shakti, Izanami, Gaïa, Hathor, Aphrodite, Vénus, Minerve, Junon, Judith, Thérèse, Hécate, Méduse, Pierrette Brès, Iphigénie, Andromaque, Carla Bruni, Marianne, La marseillaise, Valérie Solanas, Athéna, Juliette, Jane Eyre, Madame du Chatelet, La Tricoteuse de Clichy, Gillette, Georgette la Crevette, (...), toutes les mêmes, même ma mère, par respect.

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dis...

POSTE PAR Milady Renoir LE 20-07-2009

Rose Frantzen FLOW

tu crois que les cheveux aussi peuvent se noyer?

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oxymoron ou boutade?

POSTE PAR Milady Renoir LE 16-07-2009

Robert Gligorov Deadly snails

Faire rien pour tout
ou
Faire tout pour rien...

that's is the question, darling... "Something is rotten in the state of Denmark,"

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Atlas.. at last...

POSTE PAR Milady Renoir LE 13-07-2009

FOXYMORE monde I

« La découverte de l’inconnu n’est pas l’apanage de Sindbad, d’Erik le Rouge ou de Copernic. Il n’y a pas d’homme qui ne soit un découvreur. On commence par découvrir l’amer, le salé, le concave, le lisse, le rêche, les sept couleurs de l’arc-en-ciel et les vingt- six lettres de l’alphabet ; Puis on passe aux visages, aux cartes géographiques, aux animaux et aux astres ; On termine par le doute ou la foi et par la certitude presque totale de sa propre ignorance. »

Jorge Luis Borges,
Prologue au livre Atlas

(art by Foxymore)

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Soyons Breton

POSTE PAR Milady Renoir LE 13-07-2009

« Je venais de traverser ce carrefour dont j'oublie ou ignore le nom, là, devant une église. Tout à coup, alors qu'elle est peut-être encore à dix pas de moi, venant en sens inverse, je vois une jeune femme[…] Elle va la tête haute, contrairement à tous les autres passants. Si frêle qu'elle se pose à peine en marchant. Un sourire imperceptible erre peut-être sur son visage. […] Sans hésitation j'adresse la parole à l'inconnue, tout en m'attendant, j'en conviens du reste, au pire. Elle sourit, mais très mystérieusement, et, dirai-je, comme en connaissance de cause, bien qu'alors je n'en puisse rien croire. […] Nous nous arrêtons à la terrasse d'un café proche de la gare du Nord. Je la regarde mieux. Que peut-il bien passer de si extraordinaire dans ces yeux? Que s'y mire-t-il à la fois obscurément de détresse et lumineusement d'orgueil? […] Elle me dit son nom, celui qu'elle s'est choisi : « Nadja, parce qu'en russe c'est le commencement du mot espérance, et parce que ce n'en est que le commencement. » […] Sur le point de m'en aller, je veux lui poser une question qui résume toutes les autres, une question qu'il n'y a que moi pour poser, sans doute, mais qui, au moins une fois, a trouvé une réponse à sa hauteur : « Qui êtes-vous? » Et elle, sans hésiter « je suis l'âme errante. »

(André Breton, Nadja

 Jonathan Miller's Alice in wonderland

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je suis la CoUrBE du CUBE!

Moi, fille de Requin Marteau et Brebis Galeuse, je suis une Furie cyclothymique, je suis une folle de maillot, je suis un maillet de lave, je suis une AUTRE, je suis une femme actuelle, je suis VOILA et GACI, je suis lonlèrelonlalalère, je suis une chute à l’envers je suis la CoUrBE du cube, je suis une Joconde fertilisée, je suis une armure contre l'amour, je suis le CUL entre deux chaises, je suis une ballerine pendue au projecteur, je suis un citron vert pomme, je suis un nombril qui se regarde, je suis Elephant Woman, je suis True Woman Capote, je suis un tremblement de mère, je suis une facture impayée je suis une petite fille à la tête rasée, je suis une peste qui réclame son quatre heures, je suis un serre-tête de bourgeoise frustrée, je suis une louve en rage, je suis une montée de lait, je suis la barbe au DESSUS des draps, je suis une verrière cassée par des pigeons morts, je suis la CoUrBE du cube, je répète, je suis la courbe du cube, je suis une équilibriste sur un fil à couper le beurre, je suis un fœtus rebelle, je suis une dépenaillée grandiloquente, je suis une passerelle aléatoire, je suis un grenier embrumé, je suis un univers référentiel décadent, je suis un jarret de cauchemar mariné, je suis la CoUrBE du Cube, je suis le sbire de l’esclave, je suis un don de Pieu, je suis une Barbie brune, je suis Martine à la plonge, je suis une pomme paumée, je suis la fumée sans feux, je suis un carrosse avarié, je suis une descente de malice, je suis l'ovaire de gauche, je suis une souricière à porcs, je suis la valise d’un juif ressuscité, je suis une mosaïque répudiée, je suis une tour de pas belle, je suis une colombe sodomisée, je suis un coffre-fort violé, je suis un lit mouillé, je suis une cochonne pendue, je suis un colis piégé à l'hélium, je suis une plume de Pan, je suis une poupée en placenta, je suis une chambre à air conditionné, je suis le liquide amiantique, je suis la CoUrBE du cube, je répète, je suis la courbe du cube, je suis une femme tronche, je suis un cœur tronc, je suis un fil sans poteaux, je suis un poteau sans jus, je suis une articulation orpheline, je suis une pingouine emmitouflée, je suis une redingote rapiécée, je suis une Percheronne estropiée, Je suis un champ de choses, je suis un parti pris multiple, je suis une caisse comblée, je suis un camp d’exploration, je suis une feuille blanche, je suis un poing de côté, je suis un bourrelet cotyloïdien, je suis une cognée de décisions, je suis une thérapie mutilée, je suis un corps inachevé, je suis une obèse qui baise, je suis un ru de survie, je suis une farce mélancolique, je suis en Etat d’aspic constant, je suis un vol statique d'é-vol-ution gravitationnELLE je suis une orange givrée mécanique, je suis un manège bourreau d'enfants, je suis un singe qui sage l'homme, je suis un ventilateur fané, je suis la CoUrBE du cube, je répète, je suis la courbe du cube, je suis un vagin édenté, je suis le cinquième pied de la table, je suis une surdité esthétique, je suis la zone interdite, je suis un théorème de mandragore, je suis un dégel boueux, je suis une oeuvre barbelée, je suis un complexe de tripes, je suis une issue sans sa cour, je suis un préau sans marelles, je suis un avenir sans solde, je suis une apprentie souricière, je suis un virage en épingle à nourrice, je suis une vibration adipeuse, je suis un pari non tenu, je suis une boîte à rire jaune, je suis un piège à cons, je suis un chat de ratière, je suis un kit kat de survie, je suis une lune de fiel, je suis une gourde à sperme, je suis un appât mort, je suis une frustration en sauce, je suis une poupée de pire, je suis un son de Vénus, je suis un coussinet interpubien, je suis une veine sapphiste, je suis un nerf obturateur, je suis une artère externe, je suis une jument de Troie, je suis la vache d'un prisonnier, je suis le ventre d'un arbre, je suis la CoUrBE du cube, je répète, je suis la courbe du cube!! Am stram gram, Pic & pic & colégram, Bour & bour & ratatam, Am stram gram. Am stram gram, Pic & pic & colégram, Bour & bour & ratatam, Am stram gram. Am stram gram, Pic & pic & colégram, Bour & bour & ratatam, Am stram gram. © Milady Renoir

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Dawn, Dawn, Dawn...

OPERA-ELECTRO: DAWN DAWN DAWN (be) www.electroopera.com Sur un texte de MILADY RENOIR

Echographie et Dividende (écrite par les proches)

Milady Renoir - 1975 - 2046 - Gamine, Milady observe le monde noir des cirrhosés de l'âme à travers une carafe Berger Blanc. Elle vit son adolescence entre folies nocturnes et explorations littéraires, lesquelles lui laisseront un goût solide pour l'étrange et une empathie souveraine pour les créatures interlopes. L'âge majeur lui apporte des principes, des besoins, ainsi que moult méprises assumées, sans négliger une dérive imperturbable et tenace de sentiments hybrides. La vieillesse de Milady se déroule tel le bras de sa machine de ball-trap propulsant les pigeons d'argile, qu'elle shoote par cartouche de 24g contenant chacune des plombs de 2mm, soit 499 plombs par balle. Sans agonie au son du faible souffle, elle délaissera ses proches, celés dans certains caveaux communs, après qu'on l'ait traitée de "femme de trop de vies". Son épitaphe: Ci-gît mille édits, notre regrettée femme de méninges, née d'une maquerelle et d'un séraphin, elle vient de jeter l'encre.

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